Paris le 03/12/2005
SNCM & Traminots Marseillais
DÉCLARATION de CL CGT
Après plusieurs semaines d’un combat digne des plus belles
pages du mouvement ouvrier, les salariés de la SNCM et les traminots
marseillais ont dû reprendre le travail la mort dans l’âme. Ils l’ont fait
sans baisser pavillon, sans désavouer leur combatif syndicat CGT, sans accepter
les conditions gouvernementales, sans renier leur lutte pour la sauvegarde du
service public.
« Continuer la CGT » exprime toute son admiration
et sa gratitude envers ces travailleurs.
Les événements de Marseille s’inscrivent dans la
poursuite de la politique de casse des acquis sociaux et du service public
organisée par le MEDEF et tous les gouvernements de droite comme de gauche qui
se sont succédés depuis plus de vingt ans.
En refusant d’organiser concrètement la solidarité avec
les travailleurs en lutte, les états majors de la gauche réformiste ont une
nouvelle fois démontré leur manque de volonté de combattre réellement les
directives gouvernementales.
L’heure est venue de demander des comptes aux directions
syndicales et notamment à celle de la CGT.
Rompant avec la pratique de la lutte de classe, la direction
confédérale de la CGT n’a jamais défendu clairement l’idée d’une
entreprise maritime majoritairement aux mains de la Nation. Elle n’a rien fait
pour lier le combat des travailleurs marseillais à celui des cheminots et
gaziers. La direction confédérale de la CGT a ignoré la demande de
généralisation du conflit formulée par la CGT- FNSM et a refusé d’appeler
les salariés du secteur public à cesser tous ensemble le travail.
(Déjà lors du conflit sur les retraites, Thibault
expliquait que son rôle n’était pas de bloquer le pays et de combattre le
gouvernement : ce qui lui valut les félicitations du ministre Fillon)
Une telle attitude ne peut surprendre ceux qui dénoncent
sans relâche l’engagement de cette même direction confédérale CGT au sein
de la très libérale CES, rouage essentiel du capitalisme européen.
Lutte de classe ou collaboration de classe, c’est toujours
la même opposition qui se manifeste.
Aujourd’hui, un syndicalisme de classe et de masse est
indispensable aux salariés pour que l’union se réalise dans la lutte contre
le patronat. Les travailleurs ont un besoin urgent de retour à un syndicalisme
vrai qui joue son rôle de défense de leurs intérêts moraux et matériels et
qui refusent toute collaboration avec ceux qui les exploitent.
« Continuer la CGT » s’inscrit résolument dans
ce combat.
Rejoignez-nous !
Paris le 03/12/2005